The World Bank/WBI’s CBNRM Initiative
Case Received: February 5, 1998
Author: Martin Tampe
Email: pdfivamb@dts.mg
La complémentarité de la gestion communautaire des forêts publics et de la planification participative de l'aménagement du terroir villageois
Identification du cas
Le département d'Ambatolampy, situé au milieu de Madagascar sur la montagne centrale à une altitude de 1400 - 2650 m, présente une surface de 1680 km² avec une population rapidement accroissante de 200 000 habitants début de l'année 1998. Cette densité de 120 habitants par km² oriente la région parmi les plus peuplées rurales de Madagascar. L'utilisation des sols se répartit de 20 % aux forêts, de 20 % aux rizières dans les bas-fonds et de 60 % aux collines partiellement cultivées et fortement menacées par l'érosion.
Depuis 1995, un changement politique vers une décentralisation, privatisation et libéralisation se prépare. Le Plan d'Action Environnemental, qui a démarré 1991, essaie de considérer et faciliter ces conditions cadres et renforce les appuis vers une gestion communautaire des ressources naturelles comme élément de base pour une stabilisation et amélioration successive de ces dernières.
A Ambatolampy, le PDFIV assiste depuis 1989
"Dû à la dégradation des ressources naturelles (sol, végétation) progressive, le niveau de vie économique et sociale de la population diminue de plus en plus."
Dû aux techniques agricoles favorisantes la dégradation des sols, les activités des paysans deviennent de moins en moins rentables. Faute des sources de revenu compensatrices, la conséquence d'une migration saisonnière de jusqu'à 70 % de la population masculine est à observer. Ceci entraîne une surcharge des femmes, qui doivent assurer en même temps la gestion du ménage, le soin et l'éducation des enfants, les travaux sur les champs et la commercialisation locale des produits. Ceci est accompagné par une criminalité alarmante rurale (vol des fruits sur les champs, vol du bétail, attaque des maisons et des personnes).
La diminution du rendement des cultures agricoles entraîne un renforcement des défrichements dans la forêt naturelle. Là, on trouve un bénéfice immédiat, mais à court terme. L'érosion enlève rapidement la couche fertile. Madagascar perd chaque année par cette pratique définitivement 2000 à 3000 km² de forêt naturelle.
Les habitudes traditionnelles ne prévoient pas des prévisions pour des investissements futurs; elles se contentent des possibilités actuelles et de leur emploi immédiat. La monétarisation de l'économie est peu développée. Ceci rend une accumulation des biens et une planification rationnelle de leur emploi difficile. La sécurité sociale traditionnelle, l'entre-aide villageoise, ne se pratique pratiquement plus.
Le processus d'évolution"Dans une synergie des innovations techniques et d'un système d'assistance rurale et dans la prise de responsabilité au niveau des organisations paysannes, la gestion des ressources naturelles par les communautés ouvre la chance d'un développement économique et social."
Les efforts du passé par des projets ou des individus motivés n'avaient pas pu engager ni un maintien des acquis ni un développement durable. On a du constater, qu'on doit davantage considérer
L'administration forestière a évolué d'une rapidité étonnante. Partant d'une réticence stricte contre chaque cède de pouvoir, la nouvelle identité s'est établie et dans les textes officiels et dans la compréhension individuelle de la plupart des agents. Une communication intensive à partir des diagnostics participatifs communs a pu enraciner ce changement au niveau local et régional et a crée la base pour un nouveau respect mutuel. L'évolution politique vers une décentralisation, déconcentration et privatisation a favorisé ce processus.
Le PDFIV a initié des échanges multilatérales sur les problèmes et approches de la gestion communautaire des ressources naturelles. Il participe et contribue aux réseaux et groupes de travail et représente la Contribution Allemande dans le Plan d'Action Environnemental.
Les résultats"L'union communautaire pour la gestion des forêts, les comités de développement villageois, les institutions financières mutualistes et le système d'assistance technique forment un cadre institutionnel et assurent les prestations nécessaires."
Les sensibilisations du PDFIV, l'engagement de certains individus dans les villages, le changement rapide de la politique forestière nationale et les premiers résultats des recherches agroforestières ont coïncidé fructueusement et ont menés à un mouvement remarquable. L'approche de collaboration à travers des diagnostics participatifs entre la population et les prestataires de service sous la facilitation initiale du PDFIV a abouti à
Dans la gestion communautaire des forêts, le PDFIV a favorisé une structure d'organisation qui intègre la souveraineté de la population impliquée, la compétence des représentants au conseil d'administration et la professionalité des techniciens internes de la communauté (Gestion financière, commerciale, technique).
La planification de la gestion considère à la fois les contraintes de la réalité concrète locale et les exigences cruciales d'une conservation et prévoit
Le modèle d'Ambatolampy réjouie d'une attention nationale et entre comme un des premiers cas de gestion communautaire des forêts dans la pratique des nouvelles réglementations (GELOSE). Un modèle, qui est au seuil de l'épreuve rigoureuse par la réalité pratique et qui est confronté face à face à la concurrence de l'exploitation destructive.
Le résultat palpable est l'attention réelle des comités villageois eux-mêmes au respect des conventions de protection avec la conséquence d'une diminution remarquable des feux et des défrichements.
Les acquis"La dernière chance pour les sols et forêts tropicaux est la gestion rentable et participative."
Les expériences vécus confirment la possibilité d'une exploitation rentable et pérenne des sols et la compatibilité d'une stabilisation écologique et économique. Le seuil crucial est la combinaison de
Les dangers se produisent souvent au niveau
Le PDFIV cherche toujours particulièrement des solutions valables et applicables dans une partie significative du pays et renonce volontairement aux solutions rapides, mais ayant sans base participative, synthétiques et ponctuelles. La communication entre les différents acteurs au niveau national est développée et mène déjà à une application des modèles indépendamment du PDFIV.
Annexe:
Schéma de la stratégie du PDFIV présenté lors de sa participation aux conférences ISCO Bonn 1996 et LIGNA Hannover 1997.
PDFIV appuie la gestion durable
des ressources naturelles
Sensibilisation Formation Recherche
Formation
Sensibilisation
Appui aux structures Réhabilitation des
de financement rural
Appui aux organisation d'auto-promotion et aux processus de decentralisation