The World Bank/WBI’s CBNRM Initiative

Case Received: February 5, 1998

Author: Mamadou Diallo, Hauts-Bassins Regional Water Department

Telephone: +226 97 1548

Fax: +226 98 0390

BURKINA FASO

PROGRAMME DE VALORISATION DES RESSOURCES

EN EAU DANS LE SUD-OUEST (RESO)

FICHE RESUMEE

DONNEES DE BASE

Localisation: Les Provinces du Sud-Ouest du Burkina Faso entourant Bobo-Dioulasso (seconde ville du pays) ; Bougouriba, Comoé, Houet, Kénédougou, Poni, Tuy, Léraba, Ioba et Noumbiel, représentant 1/5 de la superficie du pays, soit 60 000 km2, et 2 millions d’habitants environ.

Le Ministère de l’Environnement et de l’Eau est Maître d’ouvrage et la Direction Générale de l’Hydraulique est Maître d’oeuvre. La Direction Régionale de l’Hydraulique des Hauts-Bassins agit en tant que Maître d’oeuvre délégué et ; son Directeur est Chef du Programme.

Le budget total est de 15 millions d’ECU (environ 100 millions de FF), financé par une aide non remboursable sur les ressources du 7ème FED (Union Européenne). Le programme sera réalisé sur une période de 6,5 ans, soit jusqu’au 31 décembre 1999.

Le programme est structuré en cinq composantes :

Le programme recouvre donc les trois thèmes principaux de la conférence :

Les domaines d’intervention sont :

Les milieux d’intervention sont :

BURKINA FASO

PROGRAMME DE VALORISATION DES RESSOURCES

EN EAU DANS LE SUD-OUEST (RESO)

Etant donné le délai de réponse, cette fiche est proposée sans aucun effort de rédaction, simplement en vue d’une éventuelle sélection. Si le programme RESO retenait l’intérêt du Comité de Pilotage de la Conférence, un texte mieux rédigé serait alors proposé.

Le Programme RESO mobilise une cinquantaine de personnes (Ingénieurs, scientifiques, Animateurs, Informaticiens...) et une dizaine de Consultants (de longue et de courte durée), et ce depuis 1993. Aussi, cette courte présentation aura du mal à restituer toute la richesse de ce programme particulièrement innovant et intégré.

CONTEXTE ET ENJEUX

60 000 km2, soit 1/5 de la superficie du pays Région la plus arrosée de ce pays sahélien, comprenant notamment les deux cours d’eau pérennes du pays. Fortes migrations démographiques en cours, suite à l’irradiation de l’onchocercose et à la présence de fortes potentialités en eau et en sols.

OBJECTIFS DU PROGRAMME RESO

Le programme a pour but de contribuer à la mise en valeur du potentiel hydrique des Provinces du Sud-Ouest du Burkina Faso, en accord avec les objectifs de la stratégie globale en matière d’environnement et d’eau définie par le Gouvernement du Burkina Faso.

Ses objectifs sont :

DESCRIPTION DE L’ACTION ET RESULTATS OBTENUS

Le Sous-Programme Ressource en Eau

Objectif global: améliorer la gestion et la protection des ressources en eau dans le SW.

Objectif spécifique: améliorer de manière significative les connaissances sur les ressources en eau, sur le potentiel productif et sur les contraintes qui s’y rattachent.

Innovations attendues :

Résultats obtenus ou en cours d’obtention

Le Sous-Programme Valorisation des Ressources en Eau

Objectif global: Promouvoir le rôle économique de l’eau et contribuer à la mise en place d’une économie de l’eau au niveau régional.

Objectif spécifique: renforcer au niveau régional les capacités d’initiatives et d’actions productives et cohérentes des acteurs du secteur de l’eau par :

Innovations attendues :

Résultats obtenus ou en cours d’obtention:

Le Sous-Programme Hydraulique Semi-Rurale

Objectif global: alimentation en eau potable des populations des gros villages ruraux (2 000 à 20 000 habitants), selon des modalités renforçant la décentralisation et la mise en place d’une économie de l’eau.

Objectif spécifique: mettre en place un service durable d’eau potable pour ces usagers.

Innovations attendues:

Résultats obtenus ou en cours d’obtention:

Le Sous-Programme Hydraulique Rurale

Objectif global: alimentation en eau potable en milieu rural, selon des modalités renforçant la décentralisation et la mise en place d’une économie de l’eau.

Objectif spécifique: mettre en place un service durable d’eau potable en milieu rural.

Innovations attendues:

Résultats obtenus:

La Division Schéma Directeur et Planification

Objectif global: décentralisation des modalités de planification, gestion et financementdes interventions dans le secteur de l’eau et dans une perspective de développement durable,

Objectif spécifique: élaborer un plan concerté de gestion des ressources en eau dans le Sud-Ouest (le SDAGRESO ou Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des ressources en eau du Sud-Ouest).

Innovations attendues:

Ce Schéma Directeur sera l’élément central de la politique régionale de l’eau, sur les plans technique, administratif, juridique, économique et financier. Il définira tout à la fois :

Résultats obtenus ou en cours d’obtention:

POINTS FORTS MAJEURS DE L’EXPERIENCE ET LES PERSPECTIVES

La dynamique et la conception du programme

La force et la solidité du Programme RESO tiennent à sa construction d’origine :

Aujourd’hui, les équipes ont accumulé des acquis sur le terrain et un savoir-faire de capitalisation qui convergent clairement au sein du processus de planification.

L’implication croissante des partenaires

La concertation vise la prise de conscience progressive d’acteurs qui n’ont pas l’habitude de débattre ensemble, et qui parfois se méfient les uns des autres.

La concertation est un outil permettant le basculement de la méfiance vers la confiance.

Elle vise progressivement les cercles différents de partenaires qui sont:

L’étude institutionnelle a eu comme retombée majeure l’implication de la Direction et des équipes dans le processus du SDAGRESO.

La concertation du SDAGRESO, en cours de montage, a pour objectif majeur l’implication des partenaires du Programme RESO dans le processus de planification.

L’actuelle montée en puissance de la maîtrise d’oeuvre sociale (dite encore animation) au sein de tous les Sous-Programmes vise essentiellement l’implication des populations.

L’internalisation des savoir-faire

Démarré en 1993, largement remanié en 1996, le Programme RESO connaît aujourd’hui, à deux ans de son achèvement :

La dynamique d’internalisation burkinabè des savoir-faire est en train de se produire, au moins à trois niveaux pour l’instant :

Ainsi, le transfert de savoir-faire généré par le Programme RESO dépasse le cadre strict des équipes permanentes du programme (fonctionnaires de la Direction Régionale de l’Hydraulique). La notion de transfert de savoir-faire est interprétée dans un sens beaucoup plus large que le savoir-faire des équipes impliquées directement dans le programme. Ce transfert vise le public plus large et relativement plus pérenne des partenaires du programme et des populations ciblées par le programme, en visant plus un transfert de nouveaux comportements qu’un transfert de savoir-faire figé et rapidement obsolète.

LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LE PROGRAMME

Les difficultés sont liées au caractère très innovant et très internalisé du programme.

En effet, il n’y a pratiquement pas de références, de repères pour guider un tel exercice de planification stratégique concertée des ressources en eau dans un contexte de pays en développement et en région sahélienne.

La première difficulté majeure a été d’ordre pratique : le programme a eu beaucoup de difficultés à trouver des bureaux d’études et des consultants capables de comprendre les objectifs du programme dans leur intégralité et de jouer la carte de l’innovation.

Cette difficulté s’est traduite par des relations relativement conflictuelles avec un certain nombre de prestataires du programme. Cette difficulté a cependant été tempérée par une grande compréhension du bailleur de fonds, qui a été enthousiasmé par le caractère profondément internalisé du programme par les acteurs locaux.

La deuxième difficulté majeure est d’ordre conceptuelle : l’expérience récente des SDAGE français aurait pu être utile. Or les SDAGE français se révèlent être des instruments de planification taillés pour une Agence de l’Eau à la française, c’est-à-dire un instrument de planification pour la gestion financière et réglementaire de la politique régionale de l’eau à l’échelle d’un très grand territoire, dans un pays fortement réglementé, bien arrosé et dominé par les préoccupations de pollution.

Leur méthodologie est d’une utilité réduite pour un pays où la réglementation de l’eau est encore floue et inefficace, où les enjeux sont d’abord la valorisation des ressources en eau car les pollutions restent encore très localisées, et où la concertation structurée et la négociation des usages sont encore à apprendre.

EXPERIENCE DE MISE EN PLACE ET D’ANIMATION AU BURKINA FASO D’UNE STRUCTURE LOCALE DE GESTION INTEGREE ET CONCERTEE DES EAUX D’UN BASSIN HYDROGRAPHIQUE.

Au Burkina Faso, pays agricole et sahélien, la disponibilité d’une eau abondante et de qualité, pour les besoins de la vie, du développement et de l’environnement est un problème majeur auquel il importe d’accorder une attention soutenue. A cet égard, le contexte naturel du sud-ouest et particulièrement son capital eau, constituent une opportunité de développement qu’il convient de concrétiser .

Le contexte du Sud-Ouest du Burkina ainsi que ses caractéristiques hydrauliques et humaines ont conduit à retenir quatre bassins hydrographiques comme référence préliminaire pour la planification et la gestion des ressources en dans le sud-ouest.

Les bassins versants retenus pour cet exercice sont ceux de la Comoé, du Banifing, du Mouhoun supérieur et du Mouhoun inférieur.

Le bassin du Mouhoun Supérieur: un bassin versant porteur d’enjeux majeurs pour les acteurs et la politique de l’eau et qui appellent la mise en oeuvre d’une approche globale, concertée et intégrée d’aménagement et de gestion des ressources en eau.

Ce bassin versant a une superficie de 19470 km² et une pluviométrie moyenne de 900 mm.Il englobe la plus grande partie de la zone sédimentaire constitutive de la bordure Sud-Est du Bassin de Taoudeni qui abrite de nombreuse sources dont les plus connues sont les sources de Nasso avec la célèbre Guinguette ainsi qu’une zone d’artésianisme. On y rencontre de nombreux cours d’eau pérennes.

Ces cours d’eau et leurs nappes d’origine ainsi que différentes nappes alluviales sont exploités entre autre pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation de plus 2000ha dans les vallées du Kou et du Plandi et d’environ 3000ha dans la vallée du Sourou.

Les principales problématiques en matière d’eau sont:

Les acteurs du secteur de l’eau dans le sous-bassin du KOU ont entrepris depuis 1987 au moins, dans le cadre de la recherche de solutions acceptables aux conflits d’usage et pour la maîtrise des impacts sur le milieu des déchets liquides et solides dangereux et toxiques, une concertation structurée et constructive au sein notamment de la Commission Provinciale d’Aménagement du Territoire de la province du HOUET qui a permis:

PRESENTATION DU SYSTEME D’EAU DU BASSIN DU KOU

Le bassin du Kou est l’espace géographique qui contient le système d’eau associé à la rivière Kou et aux sources de Nasso. Ce sous-bassin du Mouhoun Supérieur a une superficie de 1860 Km2. La population résidente est estimée à 435.000 habitants en 1996 ; le bassin du Kou abrite par ailleurs l’agglomération urbaine de Bobo-Dioulasso seconde ville du Burkina Faso.

C’est donc par excellence un lieu privilégié d’expression et de satisfaction des besoins en eau pour les hommes qui y vivent, pour leurs activités productives et pour l’environnement. C’est là que tout naturellement ces hommes sont interpellés quant à la nature des relations qu’ils ont établies entre eux pour l’usage de l’eau et sa protection dans l’intérêt des générations actuelles et futures.

Le bassin du Kou est en somme le lieu principal où peut et doit se construire une solidarité et une unité d’action de ces usagers par la concertation autour des problèmes actuels et à venir pour la satisfaction de leurs besoins en eau.

LES PROBLEMES ACTUELS D’UTILISATION DES EAUX DANS LE BASSIN DU KOU

Les campagnes de production agricole irriguée dans le bassin du Kou sont depuis 1980 émaillées de conflits plus ou moins graves liés à la satisfaction des besoins en eau d’une part, d’un périmètre rizicole d’environ 1.000 ha et d’autre part, des exploitants maraîchers installés le long du cours d’eau, principalement ceux situés en aval de la prise d’eau du périmètre à DIARADOUGOU.

Ces conflits se déroulent dans un contexte singulier: En effet, le débit de saison sèche de la rivière Kou est lié principalement aux apports des sources de Nasso après prélèvement de l’eau nécessaire à l’alimentation en eau potable des habitants de Bobo-Dioulasso.

Cette situation peut être visualisée de la manière suivante :

Alors que le déficit actuel est estimé à 250l/s, il atteindra vraisemblablement 500l/s en 2010.

Le chiffre d’affaires annuel des productions et services marchands liés à la mobilisation des ressources en eau est estimé en moyenne à 8 milliards de Fcfa.

En outre, en différentes parties de ce système d’eau, surviennent des pollutions accidentelles des eaux dont les effets sont la mort de poissons et des atteintes certaines à la santé des usagers de ces eaux.

En dépit donc de l’importance communément admise des eaux dans cette partie du territoire, une situation concurrentielle voire conflictuelle dans l’utilisation des eaux s’est définitivement établie ; de même, les activités urbaines et industrielles dans l’état actuel, apparaissent comme une menace réelle à la préservation de la qualité des eaux.

Au total, des pratiques actuelles d’utilisation de l’eau dans le bassin, portent des germes d’atteintes graves à la vie sociale et économique et à l’hygiène du milieu.

LE COMITE DE GESTION DU BASSIN DU KOU : UN ABOUTISSEMENT DE LA DYNAMIQUE DE CONCERTATION DES USAGERS DANS LA RECHER-CHE D’UNE SOLUTION ACCEPTABLE AUX PROBLEMES D’UTILISATION DE L’EAU.

Devant l’acuité des problèmes et des conflits, les autorités politiques et administratives ont entrepris depuis 1987, de rechercher avec les usagers directement concernés, les voies et moyens de circonscrire les menaces résultant de la situation.

Ainsi courant 1987, à l’initiative du projet d’appui à la coopérative du périmètre irrigué de la Vallée du Kou, une concertation entre différents ministères intéressés et les autorités politiques et administratives locales a abouti à la mise en place d’une commission provinciale avec pour tâche d’imaginer des solutions aux conflits dans l’utilisation des ressources en eau. La commission provinciale aux termes des investigations menées par les deux commissions qu’elle a créées pour l’étude approfondie des aspects ressources en eau, exploitation agricole et socio-économique, a proposé entre autre, la création par l’autorité provinciale d’un comité ad’hoc de contrôle de l’utilisation des eaux du Kou.

Sous l’impulsion des Directions Régionales chargées des ressources en eau et de la planification et du projet d’appui à la coopérative de la Vallée du Kou, différentes personnes physiques et morales identifiées pour constituer le comité ad’hoc ont, courant février 1990 discuté et adopté deux projets d’arrêté : l’un portant création d’un comité ad’hoc de contrôle de l’utilisation des eaux du Kou ; l’autre portant application de mesures transitoires pour l’utilisation des eaux du Kou. Ces projets d’arrêté malgré un suivi assidu n’ont pu être ratifiés par l’autorité locale de l’époque.

Cependant, sur la base des orientations ainsi dégagées, des avancées significatives ont été réalisées dans la connaissance des ressources en eau et la préparation d’options pour leur mobilisation et gestion dans la perspective de résolution des conflits et des problèmes de pollution.

Ce sont ces avancées qui ont permis la relance du projet d’extension des installations d’alimentation en eau potable de la ville de Bobo-Dioulasso d’un coût de 14,1 milliards de FCFA sur la base de l’engagement du Gouvernement de promouvoir d’une part, une approche prenant en compte tous les usagers et la concertation de tous les acteurs et d’autre part, la protection des eaux. Cet engagement a été concrétisé grâce à l’action soutenue de la Commission Provinciale d’Aménagement du Territoire de la Province du Houet (CPAT/HOUET).

Ainsi en juillet 1995, pour faire suite à la requête de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement dans le cadre de la levée des conditionalités pour le financement par la KFW du projet d’extension des installations d’alimentation en eau potable de Bobo-Dioulasso, la Commission Provinciale d’Aménagement du Territoire a réactualisé les projets d’arrêté de 1990.

Il a été entrepris parallèlement une campagne d’explication des textes auprès de certains des usagers notamment les maraîchers et les riziculteurs du périmètre de la Vallée du Kou.

Cette action a permis d’intégrer les préoccupations de ces acteurs dans la finalisation des projets d’arrêté qui ont été soumis par le Ministre de l’Administration Territoriale à la ratification conjointe avec les Ministres chargés de l’Agriculture, de l’Environnement et de l’Eau.

Les concertations entre les différents départements ministériels ont abouti à l’autorisation de la promulgation par le haut-commissaire de la Province du Houet, de l’arrêté portant création, organisation et fonctionnement du Comité Provisoire de Gestion des Eaux du Bassin du Kou. Il s’agit de l’Arrêté N° 97-41/MATS/PHUE/HC/SG du 23 Mai 1997. Le Comité de gestion des eaux du bassin du Kou est composé de 28 membres dont: 13 au titre des usagers; 2 au titre de la commune de Bobo-dioulasso; 2 au titre des autorités coutumières; 2 au titre d’ONG dans le domaine de l’Environnement et du Développement local; 9 au titre des administrations concernées. Ses attributions au terme de l’article 2 de l’arrêté sont:

A l’actif de la CPAT/Houet on doit aussi considérer la préparation d’un projet d’arrêté portant définition, délimitation et gestion des périmètres de protection des sources de Nasso. L’arrêté n°97-0009/MEE/SG du 28/05/1997 portant délimitation et protection des sources de Nasso destinées à l’alimentation en eau potable promulgué par le Ministre de l’Environnement et de l’Eau résulte de cette action.

Au total, on doit retenir que les capacités d’initiative et d’action des acteurs locaux ont permis l’émergence d’une institution spécifique et particulièrement importante dans la recherche des conditions pour une utilisation rationnelle des eaux dans le bassin du Kou. En effet, le comité de gestion du bassin du Kou est par excellence une structure décentralisée qui engage les acteurs à exercer et assumer une pleine responsabilité dans la définition et la mise en oeuvre d’une politique de l’eau dans le bassin.

LE COMITE DE GESTION DU BASSIN DU KOU: UN OUTIL PRECIEUX

POUR CONSTRUIRE LA SOLIDARITE ET L’UNITE D’ACTION DANS L’UTILISATION ET LA PROTECTION DES RESSOURCES EN EAU.

Comme déjà souligné, la disponibilité d’une eau abondante et de qualité pour les besoins de la vie, du développement et de l’environnement est un des problèmes importants dans le bassin du Kou auquel les usagers doivent accorder une attention soutenue. Aussi, la vie et l’action du comité doivent-elles être marquées par la volonté et la capacité des acteurs concernés par l’utilisation de l’eau à traduire par des actions significatives la spécificité de la ressource naturelle qu’est l’eau à savoir : l’eau est un patrimoine commun dont la protection, la mise en valeur et le développement dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général; son usage doit appartenir à tous dans le cadre des lois et règlements. Tels sont les fondements naturels de la nécessaire solidarité et unité d’action des acteurs de l’eau dans le bassin du Kou.

Il s’agit à présent dans cette perspective, d’engager des actions significatives pour une meilleure connaissance des ressources en eau et des usages, et pour une valorisation économique optimale de l’eau.

Il est proposé pour ce faire, d’animer la vie et l’activité du comité provisoire de gestion des eaux du bassin du Kou autour de la préparation et de la mise en oeuvre de programmes quinquennaux d’actions prioritaires (PQAP).

PROPOSITIONS RELATIVES A LA PREPARATION DU PREMIER PQAP.

Dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes d’utilisation des eaux, l’Administration chargée de l’hydraulique a conduit une évaluation des ressources en eau et définit un schéma prioritaire d’utilisation des eaux dans le bassin du Kou dont la substance peut être ainsi résumée :

Les potentialités en eau de surface et en eau souterraine mobilisables dans le bassin du Kou sont suffisantes pour assurer à court, moyen et long termes la satisfaction des demandes en eau pour les besoins domestiques, agricoles, industriels et pastoraux.

La valeur sociale de l’eau doit être en rapport avec sa valeur économique ; les programmes d’investissement publics auxquels elle peut donner lieu doivent être adaptés à la demande solvable afin d’assurer le recouvrement des coûts d’exploitation, le renouvellement des équipements et le remboursement des emprunts éventuels.

Une attention particulière doit être accordée à la protection des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques.

Les priorités de la politique de l’eau dans le bassin sont :

La mesure d’accompagnement essentielle d’une telle proposition est naturellement, la définition par le comité, des modalités organisationnelles et financières pour en assumer pleinement la maîtrise d’ouvrage.